Disparition de Marcel Azzola, l’accordéoniste de Fréhel, Piaf, Brel, Gréco, Tati, Mouloudji…

DISPARITION –

Il avait accompagné les grands noms de la chanson française de la fin de la guerre à aujourd’hui. Le musicien de tous les talents, petit «rital» de Ménilmontant devenu commandeur des Arts et des Lettres, s’est éteint lundi à 91 ans à Villennes-sur-Seine.

«Chauffe, Marcel chauffe!» Avec la mort de Marcel Azzola, à l’âge de 91 ans, disparaît un très grand Monsieur de l’accordéon, qui a donné en France un souffle nouveau à l’instrument en l’emmenant vers le jazz. «Son cœur a lâché» lundi matin, chez lui à Villennes-sur-Seine dans les Yvelines, a annoncé à l’AFP Lina Bossati, sa compagne de scène puis de cœur.

Nombreux sont ceux qui connaissent sans le savoir ce génie de l’accordéon grâce aux musiques de films de Jacques Tati et à la chanson Vesoul de Jacques Brel.Marcel Azzola est entré de plain-pied dans la légende avec son chorus d’accordéon époustouflant sur ce titre, en 1968, et le fameux «Chauffe Marcel, Chauffe!» que lui avait alors lancé, survolté, Jacques Brel pendant l’enregistrement. Outre ce morceau de bravoure, le musicien a aussi contribué à faire progresser l’accordéon d’un point de vue technique et lui a donné un souffle nouveau en «osant le jazz», selon l’expression de Philippe Krümm, responsable du magazine Accordéon Accordéonistes.

Extrait de l’Article du Figaro Culture du 22/01/2019

Le monde de l’accordéon est de nouveau en deuil …..

Les obsèques auront lieu à  à l’abbatiale de Poissy. Lundi 28 Janvier 2019 à 14H .